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Paris, Palais de justice, août 1945. Le maréchal Pétain, ex-chef de l'État français, assiste, muré dans le silence, à son procès. À la barre des témoins défilent des hommes que tout oppose, de Laval à Blum. Nuremberg, novembre 1945. Vingt et un dignitaires du IIIe Reich prennent place sur le banc des accusés. Les «faux dieux» nazis sont mis à nu au cours d'un procès international, le premier du genre. Jérusalem, avril 1961. Adolf Eichmann, seul dans son box de verre, répond devant un tribunal israélien de sa participation à la Solution finale. Joseph Kessel, envoyé spécial de France-Soir, s'est trouvé en ces trois lieux, à ces trois moments. Son talent exceptionnel d'homme de lettres, son expérience personnelle des drames du XXe siècle se mettent ici au service d'un récit dramatique où la justice rencontre l'histoire.Journaliste, aviateur, résistant, romancier (La Passante du Sans-Souci, L'Armée des ombres, Les Cavaliers, Le Lion), Joseph Kessel (1898-1979) fut l'un des grands reporters du XXe siècle. Ami de Malraux, de Saint-Exupéry, de Monfreid, il a couvert les guerres civiles irlandaise et espagnole, les premières tensions en Palestine, les vols transsahariens de l'Aéropostale comme la traite négrière en mer Rouge.Extrait du livre :UN VIEIL HOMME DANS UN VIEUX FAUTEUILCe n'est pas la gêne physique, ce n'est pas la chaleur gluante qui font regretter surtout que soit si exiguë la salle où est jugé Philippe Pétain, encore maréchal de France, et qui fut chef de l'État, c'est que ce procès géant, à cause des dimensions de l'enceinte où il se déroule, prenne figure d'un pauvre drame bourgeois.On a ajouté des bancs de bois blanc aux travées. On distingue mal les avocats des témoins, les témoins des poli­ciers, les policiers du public, le public des journalistes, les journalistes des jurés.Il n'y a aucune perspective dans ce débat qui est un carrefour des avenues de l'Histoire.Dans le couloir large d'un mètre, qui mène au tribunal, un vieux fauteuil, de cuir usé, fatigué. Devant ce fauteuil, une vieille petite table. C'est là que doit prendre place l'inculpé, le maréchal Pétain.On attend...Les journalistes bavardent. Les photographes, les opéra­teurs de cinéma vérifient leurs appareils. Les premiers personnages, appartenant de près ou de loin à la tragédie, arrivent.(...)Trois coups. Le rideau se lève. La Cour entre. Et puis le procureur général Mornet. Dans sa robe rouge, avec sa barbe blanche, ses yeux ardents, il semble venir d'un autre siècle, des guerres de Religion. Il est voûté. Mais cette voussure ne donne pas une impression de fatigue. On dirait plutôt qu'il ramasse sans cesse ses forces pour une détente terrible.Les jurés sont là. Comme ils sont jeunes, ceux de la Résistance... Comme ils sont jeunes auprès de ces figures durcies ou dénudées par l'âge : figures de l'accusé, du prési­dent, du procureur général, du bâtonnier.Et comme elle est vieille et cassée, et combien pareille à celle que la France entendait si souvent à la radio, la voix qui répond à l'interrogatoire d'identité.«Mon nom : Philippe Pétain.Qualité : maréchal de France.»Après quoi le maréchal Pétain se rassied et plus rien ne le semble toucher. Sa main droite, où saille une grosse veine d'un bleu noir, caresse le bras de son fauteuil, chiffonne un gant, froisse un papier.Autour de lui les passions se déchaînent dont il est la cause et l'objet.|Paris, août 1945 : le maréchal Pétain, ex-chef de l’État français, assiste, muré dans le silence, à son procès. Nuremberg, novembre 1945 : vingt et un dignitaires du IIIe Reich prennent place sur le banc des accusés. Jérusalem, avril 1961 : Adolf Eichmann répond devant un tribunal israélien de sa participation à la Solution finale. Envoyé spécial de France-Soir, Joseph Kessel met ici son talent exceptionnel d’homme de lettres au service d’un récit dramatique où la justice rencontre l’histoire.Joseph Kessel (1898-1979), journaliste, pilote en 1914-1918, résistant dès 1940, romancier, fut l’un des plus grands reporters de l’entre-deux-guerres, pour le compte de Paris-Soir, du Figaro, du Mercure… Ami de Malraux, de Saint-Exupéry, de Monfreid, il a couvert la guerre civile irlandaise, les vols transsahariens de l’Aéropostale ou la traite négrière en mer Rouge.

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Paris, Palais de justice, août 1945. Le maréchal Pétain, ex-chef de l'État français, assiste, muré dans le silence, à son procès. À la barre des témoins défilent des hommes que tout oppose, de Laval à Blum. Nuremberg, novembre 1945. Vingt et un dignitaires du IIIe Reich prennent place sur le banc des accusés. Les «faux dieux» nazis sont mis à nu au cours d'un procès international, le premier du genre. Jérusalem, avril 1961. Adolf Eichmann, seul dans son box de verre, répond devant un tribunal israélien de sa participation à la Solution finale. Joseph Kessel, envoyé spécial de France-Soir, s'est trouvé en ces trois lieux, à ces trois moments. Son talent exceptionnel d'homme de lettres, son expérience personnelle des drames du XXe siècle se mettent ici au service d'un récit dramatique où la justice rencontre l'histoire.Journaliste, aviateur, résistant, romancier (La Passante du Sans-Souci, L'Armée des ombres, Les Cavaliers, Le Lion), Joseph Kessel (1898-1979) fut l'un des grands reporters du XXe siècle. Ami de Malraux, de Saint-Exupéry, de Monfreid, il a couvert les guerres civiles irlandaise et espagnole, les premières tensions en Palestine, les vols transsahariens de l'Aéropostale comme la traite négrière en mer Rouge.Extrait du livre :UN VIEIL HOMME DANS UN VIEUX FAUTEUILCe n'est pas la gêne physique, ce n'est pas la chaleur gluante qui font regretter surtout que soit si exiguë la salle où est jugé Philippe Pétain, encore maréchal de France, et qui fut chef de l'État, c'est que ce procès géant, à cause des dimensions de l'enceinte où il se déroule, prenne figure d'un pauvre drame bourgeois.On a ajouté des bancs de bois blanc aux travées. On distingue mal les avocats des témoins, les témoins des poli­ciers, les policiers du public, le public des journalistes, les journalistes des jurés.Il n'y a aucune perspective dans ce débat qui est un carrefour des avenues de l'Histoire.Dans le couloir large d'un mètre, qui mène au tribunal, un vieux fauteuil, de cuir usé, fatigué. Devant ce fauteuil, une vieille petite table. C'est là que doit prendre place l'inculpé, le maréchal Pétain.On attend...Les journalistes bavardent. Les photographes, les opéra­teurs de cinéma vérifient leurs appareils. Les premiers personnages, appartenant de près ou de loin à la tragédie, arrivent.(...)Trois coups. Le rideau se lève. La Cour entre. Et puis le procureur général Mornet. Dans sa robe rouge, avec sa barbe blanche, ses yeux ardents, il semble venir d'un autre siècle, des guerres de Religion. Il est voûté. Mais cette voussure ne donne pas une impression de fatigue. On dirait plutôt qu'il ramasse sans cesse ses forces pour une détente terrible.Les jurés sont là. Comme ils sont jeunes, ceux de la Résistance... Comme ils sont jeunes auprès de ces figures durcies ou dénudées par l'âge : figures de l'accusé, du prési­dent, du procureur général, du bâtonnier.Et comme elle est vieille et cassée, et combien pareille à celle que la France entendait si souvent à la radio, la voix qui répond à l'interrogatoire d'identité.«Mon nom : Philippe Pétain.Qualité : maréchal de France.»Après quoi le maréchal Pétain se rassied et plus rien ne le semble toucher. Sa main droite, où saille une grosse veine d'un bleu noir, caresse le bras de son fauteuil, chiffonne un gant, froisse un papier.Autour de lui les passions se déchaînent dont il est la cause et l'objet.|Paris, août 1945 : le maréchal Pétain, ex-chef de l’État français, assiste, muré dans le silence, à son procès. Nuremberg, novembre 1945 : vingt et un dignitaires du IIIe Reich prennent place sur le banc des accusés. Jérusalem, avril 1961 : Adolf Eichmann répond devant un tribunal israélien de sa participation à la Solution finale. Envoyé spécial de France-Soir, Joseph Kessel met ici son talent exceptionnel d’homme de lettres au service d’un récit dramatique où la justice rencontre l’histoire.Joseph Kessel (1898-1979), journaliste, pilote en 1914-1918, résistant dès 1940, romancier, fut l’un des plus grands reporters de l’entre-deux-guerres, pour le compte de Paris-Soir, du Figaro, du Mercure… Ami de Malraux, de Saint-Exupéry, de Monfreid, il a couvert la guerre civile irlandaise, les vols transsahariens de l’Aéropostale ou la traite négrière en mer Rouge.

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Description du produit

Paris, Palais de justice, août 1945. Le maréchal Pétain, ex-chef de l'État français, assiste, muré dans le silence, à son procès. À la barre des témoins défilent des hommes que tout oppose, de Laval à Blum. Nuremberg, novembre 1945. Vingt et un dignitaires du IIIe Reich prennent place sur le banc des accusés. Les «faux dieux» nazis sont mis à nu au cours d'un procès international, le premier du genre. Jérusalem, avril 1961. Adolf Eichmann, seul dans son box de verre, répond devant un tribunal israélien de sa participation à la Solution finale. Joseph Kessel, envoyé spécial de France-Soir, s'est trouvé en ces trois lieux, à ces trois moments. Son talent exceptionnel d'homme de lettres, son expérience personnelle des drames du XXe siècle se mettent ici au service d'un récit dramatique où la justice rencontre l'histoire.Journaliste, aviateur, résistant, romancier (La Passante du Sans-Souci, L'Armée des ombres, Les Cavaliers, Le Lion), Joseph Kessel (1898-1979) fut l'un des grands reporters du XXe siècle. Ami de Malraux, de Saint-Exupéry, de Monfreid, il a couvert les guerres civiles irlandaise et espagnole, les premières tensions en Palestine, les vols transsahariens de l'Aéropostale comme la traite négrière en mer Rouge.Extrait du livre :UN VIEIL HOMME DANS UN VIEUX FAUTEUILCe n'est pas la gêne physique, ce n'est pas la chaleur gluante qui font regretter surtout que soit si exiguë la salle où est jugé Philippe Pétain, encore maréchal de France, et qui fut chef de l'État, c'est que ce procès géant, à cause des dimensions de l'enceinte où il se déroule, prenne figure d'un pauvre drame bourgeois.On a ajouté des bancs de bois blanc aux travées. On distingue mal les avocats des témoins, les témoins des poli­ciers, les policiers du public, le public des journalistes, les journalistes des jurés.Il n'y a aucune perspective dans ce débat qui est un carrefour des avenues de l'Histoire.Dans le couloir large d'un mètre, qui mène au tribunal, un vieux fauteuil, de cuir usé, fatigué. Devant ce fauteuil, une vieille petite table. C'est là que doit prendre place l'inculpé, le maréchal Pétain.On attend...Les journalistes bavardent. Les photographes, les opéra­teurs de cinéma vérifient leurs appareils. Les premiers personnages, appartenant de près ou de loin à la tragédie, arrivent.(...)Trois coups. Le rideau se lève. La Cour entre. Et puis le procureur général Mornet. Dans sa robe rouge, avec sa barbe blanche, ses yeux ardents, il semble venir d'un autre siècle, des guerres de Religion. Il est voûté. Mais cette voussure ne donne pas une impression de fatigue. On dirait plutôt qu'il ramasse sans cesse ses forces pour une détente terrible.Les jurés sont là. Comme ils sont jeunes, ceux de la Résistance... Comme ils sont jeunes auprès de ces figures durcies ou dénudées par l'âge : figures de l'accusé, du prési­dent, du procureur général, du bâtonnier.Et comme elle est vieille et cassée, et combien pareille à celle que la France entendait si souvent à la radio, la voix qui répond à l'interrogatoire d'identité.«Mon nom : Philippe Pétain.Qualité : maréchal de France.»Après quoi le maréchal Pétain se rassied et plus rien ne le semble toucher. Sa main droite, où saille une grosse veine d'un bleu noir, caresse le bras de son fauteuil, chiffonne un gant, froisse un papier.Autour de lui les passions se déchaînent dont il est la cause et l'objet.|Paris, août 1945 : le maréchal Pétain, ex-chef de l’État français, assiste, muré dans le silence, à son procès. Nuremberg, novembre 1945 : vingt et un dignitaires du IIIe Reich prennent place sur le banc des accusés. Jérusalem, avril 1961 : Adolf Eichmann répond devant un tribunal israélien de sa participation à la Solution finale. Envoyé spécial de France-Soir, Joseph Kessel met ici son talent exceptionnel d’homme de lettres au service d’un récit dramatique où la justice rencontre l’histoire.Joseph Kessel (1898-1979), journaliste, pilote en 1914-1918, résistant dès 1940, romancier, fut l’un des plus grands reporters de l’entre-deux-guerres, pour le compte de Paris-Soir, du Figaro, du Mercure… Ami de Malraux, de Saint-Exupéry, de Monfreid, il a couvert la guerre civile irlandaise, les vols transsahariens de l’Aéropostale ou la traite négrière en mer Rouge.

Spécifications du produit

Général

Matériau

étain

Tranche d'âge

Adulte

Couleur

rouge/blanc

Sexe

male

Taille

extra grand

Marque

Tallandier

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