





Ce livre est un cri de colère et de révolte, le témoignage vivant d'un homme qui nous fait partager l'horreur, les souffrances et les émotions d'une maison de retraite banale. Jamais la vérité n'avait ainsi été dite. Depuis plus de vingt-cinq ans, Jean-Charles Escribano est infirmier, au service des personnes âgées dépendantes. Sa compétence en organisation des soins est reconnue de tous.Un jour de 2000, il est recruté dans un nouvel établissement. Très vite, son travail devient un combat quotidien : obtenir qu'on respecte les pensionnaires en actes et en paroles (que le personnel les vouvoie, tout simplement !), qu'on tienne leurs chambres propres et eux avec, qu'on veille à ce qu'ils mangent chaud.Hygiène insuffisante, personnel peu nombreux et mal formé, manque de place... Jean-Charles Escribano et quelques autres s'organisent, dénoncent les maltraitances graves, l'inhumanité quotidienne. Mais ils dérangent.Cette fois, c'en est trop, Jean-Charles Escribano veut dire haut et fort ce qui se passe derrière les portes en verre et les halls fraîchement repeints de ces maisons qui coûtent cher aux familles.En 2007, 1 million de personnes sont âgées de plus de 85 ans. En 2020, elles seront 2 millions. Un choc démographique sans précédent. Il est plus que temps d'ouvrir le débat. Et si c'étaient nous qui y résidions ?Un document poignant.Extrait du livre :Ça commence bien Parce que j'ai déjà eu en maison de retraite de mauvaises expériences, mais que je venais alors d'un établissement où les choses se passaient à peu près bien, je pensais avoir pris suffisamment de garanties au départ pour pousser le curseur dans le bon sens. Ce curseur qui va de la maltraitance à la «bien-traitance».Le concept de maltraitance envers les personnes âgées est récent. Les professionnels de la santé et de la justice se sont d'abord penchés sur celle infligée aux enfants, aux personnes handicapées, pour s'apercevoir enfin que les aînés, de plus en plus nombreux, en étaient victimes - à domicile pour la grande majorité, mais aussi en établissement. Le comité de lutte contre la maltraitance (Comité national de vigilance contre la maltraitance des personnes âgées) instauré par le secrétariat d'État aux Personnes âgées n'existe que depuis 2002 ! Le plan Solidarité-Grand Âge date de juin 2006 ! Encore avons-nous eu entre-temps la tristement célèbre canicule pour réveiller les consciences.Mon expérience de près de 20 ans de partenariat, soit avec les IFSI, soit avec l'Éducation nationale, m'a appris à transmettre un idéal éthique à tous ces jeunes des lycées professionnels qui vont pratiquer ce métier à différents niveaux. Je sais qu'il est humain d'oublier peu à peu cet idéal, de se conformer aux «coutumes» d'un établissement ou d'un autre. Je sais qu'il est facile de se dire : «Ici c'est comme ça, je ne vais pas me singulariser par trop de perfectionnisme.»Je sais qu'il existe un décalage entre théorie et réalité, mais je demeure persuadé depuis toujours qu'il faut entretenir cet idéal. Personnellement, ma présence auprès des stagiaires m'a apporté une certaine fraîcheur et me préserve d'une routine dangereuse. J'ai participé à des commissions d'études pour le maintien à domicile des personnes âgées dépendantes - c'étaient alors les prémices des coordinations de gérontologie, mises en place par les CRAM (Caisse régionale d'assurance maladie), et qui ont abouti à la création des «CLIC».
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Détails:Ce livre est un cri de colère et de révolte, le témoignage vivant d'un homme qui nous fait partager l'horreur, les souffrances et les émotions d'une maison de retraite banale. Jamais la vérité n'avait ainsi été dite. Depuis plus de vingt-cinq ans, Jean-Charles Escribano est infirmier, au service des personnes âgées dépendantes. Sa compétence en organisation des soins est reconnue de tous.Un jour de 2000, il est recruté dans un nouvel établissement. Très vite, son travail devient un combat quotidien : obtenir qu'on respecte les pensionnaires en actes et en paroles (que le personnel les vouvoie, tout simplement !), qu'on tienne leurs chambres propres et eux avec, qu'on veille à ce qu'ils mangent chaud.Hygiène insuffisante, personnel peu nombreux et mal formé, manque de place... Jean-Charles Escribano et quelques autres s'organisent, dénoncent les maltraitances graves, l'inhumanité quotidienne. Mais ils dérangent.Cette fois, c'en est trop, Jean-Charles Escribano veut dire haut et fort ce qui se passe derrière les portes en verre et les halls fraîchement repeints de ces maisons qui coûtent cher aux familles.En 2007, 1 million de personnes sont âgées de plus de 85 ans. En 2020, elles seront 2 millions. Un choc démographique sans précédent. Il est plus que temps d'ouvrir le débat. Et si c'étaient nous qui y résidions ?Un document poignant.Extrait du livre :Ça commence bien Parce que j'ai déjà eu en maison de retraite de mauvaises expériences, mais que je venais alors d'un établissement où les choses se passaient à peu près bien, je pensais avoir pris suffisamment de garanties au départ pour pousser le curseur dans le bon sens. Ce curseur qui va de la maltraitance à la «bien-traitance».Le concept de maltraitance envers les personnes âgées est récent. Les professionnels de la santé et de la justice se sont d'abord penchés sur celle infligée aux enfants, aux personnes handicapées, pour s'apercevoir enfin que les aînés, de plus en plus nombreux, en étaient victimes - à domicile pour la grande majorité, mais aussi en établissement. Le comité de lutte contre la maltraitance (Comité national de vigilance contre la maltraitance des personnes âgées) instauré par le secrétariat d'État aux Personnes âgées n'existe que depuis 2002 ! Le plan Solidarité-Grand Âge date de juin 2006 ! Encore avons-nous eu entre-temps la tristement célèbre canicule pour réveiller les consciences.Mon expérience de près de 20 ans de partenariat, soit avec les IFSI, soit avec l'Éducation nationale, m'a appris à transmettre un idéal éthique à tous ces jeunes des lycées professionnels qui vont pratiquer ce métier à différents niveaux. Je sais qu'il est humain d'oublier peu à peu cet idéal, de se conformer aux «coutumes» d'un établissement ou d'un autre. Je sais qu'il est facile de se dire : «Ici c'est comme ça, je ne vais pas me singulariser par trop de perfectionnisme.»Je sais qu'il existe un décalage entre théorie et réalité, mais je demeure persuadé depuis toujours qu'il faut entretenir cet idéal. Personnellement, ma présence auprès des stagiaires m'a apporté une certaine fraîcheur et me préserve d'une routine dangereuse. J'ai participé à des commissions d'études pour le maintien à domicile des personnes âgées dépendantes - c'étaient alors les prémices des coordinations de gérontologie, mises en place par les CRAM (Caisse régionale d'assurance maladie), et qui ont abouti à la création des «CLIC».
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Ce livre est un cri de colère et de révolte, le témoignage vivant d'un homme qui nous fait partager l'horreur, les souffrances et les émotions d'une maison de retraite banale. Jamais la vérité n'avait ainsi été dite. Depuis plus de vingt-cinq ans, Jean-Charles Escribano est infirmier, au service des personnes âgées dépendantes. Sa compétence en organisation des soins est reconnue de tous.Un jour de 2000, il est recruté dans un nouvel établissement. Très vite, son travail devient un combat quotidien : obtenir qu'on respecte les pensionnaires en actes et en paroles (que le personnel les vouvoie, tout simplement !), qu'on tienne leurs chambres propres et eux avec, qu'on veille à ce qu'ils mangent chaud.Hygiène insuffisante, personnel peu nombreux et mal formé, manque de place... Jean-Charles Escribano et quelques autres s'organisent, dénoncent les maltraitances graves, l'inhumanité quotidienne. Mais ils dérangent.Cette fois, c'en est trop, Jean-Charles Escribano veut dire haut et fort ce qui se passe derrière les portes en verre et les halls fraîchement repeints de ces maisons qui coûtent cher aux familles.En 2007, 1 million de personnes sont âgées de plus de 85 ans. En 2020, elles seront 2 millions. Un choc démographique sans précédent. Il est plus que temps d'ouvrir le débat. Et si c'étaient nous qui y résidions ?Un document poignant.Extrait du livre :Ça commence bien Parce que j'ai déjà eu en maison de retraite de mauvaises expériences, mais que je venais alors d'un établissement où les choses se passaient à peu près bien, je pensais avoir pris suffisamment de garanties au départ pour pousser le curseur dans le bon sens. Ce curseur qui va de la maltraitance à la «bien-traitance».Le concept de maltraitance envers les personnes âgées est récent. Les professionnels de la santé et de la justice se sont d'abord penchés sur celle infligée aux enfants, aux personnes handicapées, pour s'apercevoir enfin que les aînés, de plus en plus nombreux, en étaient victimes - à domicile pour la grande majorité, mais aussi en établissement. Le comité de lutte contre la maltraitance (Comité national de vigilance contre la maltraitance des personnes âgées) instauré par le secrétariat d'État aux Personnes âgées n'existe que depuis 2002 ! Le plan Solidarité-Grand Âge date de juin 2006 ! Encore avons-nous eu entre-temps la tristement célèbre canicule pour réveiller les consciences.Mon expérience de près de 20 ans de partenariat, soit avec les IFSI, soit avec l'Éducation nationale, m'a appris à transmettre un idéal éthique à tous ces jeunes des lycées professionnels qui vont pratiquer ce métier à différents niveaux. Je sais qu'il est humain d'oublier peu à peu cet idéal, de se conformer aux «coutumes» d'un établissement ou d'un autre. Je sais qu'il est facile de se dire : «Ici c'est comme ça, je ne vais pas me singulariser par trop de perfectionnisme.»Je sais qu'il existe un décalage entre théorie et réalité, mais je demeure persuadé depuis toujours qu'il faut entretenir cet idéal. Personnellement, ma présence auprès des stagiaires m'a apporté une certaine fraîcheur et me préserve d'une routine dangereuse. J'ai participé à des commissions d'études pour le maintien à domicile des personnes âgées dépendantes - c'étaient alors les prémices des coordinations de gérontologie, mises en place par les CRAM (Caisse régionale d'assurance maladie), et qui ont abouti à la création des «CLIC».
Général | |
|---|---|
Taille | moyen |
Marque | Jean-Charles Escribano |
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