



Cet ouvrage propose une relecture critique de l'histoire de la construction européenne. S'appuyant sur une littérature scientifique solide (en histoire, droit, économie.) et des sources variées (archives, journaux, mémoires, essais.), son style vif et son format court le rendent accessible aux non spécialistes. Il fournit ainsi une série d'arguments utiles à ceux qui souhaitent une " autre " Europe. Le point de départ de l'essai réside dans la volonté de réfuter les récits enchantés qui nourrissent fréquemment les ouvrages de vulgarisation relatifs à l'histoire de l'intégration européenne. Souvent présentés comme de quasi-saints animés de générosité et de courage, Jean Monnet, Robert Schumann ou Paul-Henri Spaak auraient permis la réalisation d'un " rêve " humaniste de paix et de prospérité. Réécrit de cette manière, le passé européen s'exempte de tout enjeu idéologique et, plus largement, de tout élément incommodant : échecs des alternatives non réalisées, influences embarrassantes, personnages troubles, manouvres diplomatiques, etc. C'est la prétendue " pureté " du dessein originel qui autorise alors les regrets quant aux " déviations " ou aux " lacunes " de l'Europe actuelle - absence d'Europe sociale, déficit démocratique. A rebours des fables portant au pinacle les " pères fondateurs ", L'Europe sociale n'aura pas lieu montre que le caractère à la fois libéral et faiblement démocratique de l'Union européenne ne constitue pas une déviation, mais bien un aboutissement du projet initial. Le livre se divise en trois chapitres. La première partie, intitulée " L'Europe à l'heure américaine ", explique que loin d'esquisser une troisième voie dans le cadre de la Guerre froide, la naissance d'une union européenne s'enracine dans un projet conservateur porté par des élites atlantistes. Cette " empreinte américaine " s'est avérée indélébile : solidement arrimée aux deux rails du libre-échange et de l'atlantisme, la " communauté européenne " n'a pas dévié de sa vocation marchande. A telle enseigne que l'idée d'une Europe indépendante, une " Europe européenne ", paraît saugrenue auprès de certains des pays partenaires. La seconde partie, " l'Europe du marché ", met en relief le caractère profondément libéral de l'intégration européenne. Dès ses premiers pas, elle est conçue comme un instrument de libéralisation du commerce et des économies nationales. Non seulement, les libéraux soutiennent chaque étape de la construction européenne, mais mieux encore ils discernent dans la signature du Traité de Rome le couronnement de leurs efforts. La troisième partie, " L'Europe accomplie ", décrit la poursuite du processus d'intégration jusqu'à nos jours. Elle souligne des aspects méconnus (arrêt Cassis de Dijon, rôle de lobbies influents, libéralisation financière..) qui conduisent à l'adoption de l'Acte unique puis à la mise en place de l'Union économique et monétaire. Ce chapitre pose un regard critique sur le nouvel ordre économique européen qui dépossède les Etats de leurs attributions économiques. Il montre que la puissante Commission semble n'avoir comme seule politique économique celles de la concurrence et du libre-échange. C'est donc peu dire que l'Union européenne ne saurait s'apparenter à un " rempart " ou à un " bouclier " face à la mondialisation. Une Europe intrinsèquement libérale ne saurait, comme par magie, se muer en Europe sociale. Sauf à ce que l'on envisage une refonte complète des institutions et des principes directeurs. C'est ce à quoi invite ce livre qui dissipe certaines illusions et permet de redécouvrir les possibles écartés sur le chemin de l'histoire.
Prix maintenant:
Historique des prix:
Détails:Cet ouvrage propose une relecture critique de l'histoire de la construction européenne. S'appuyant sur une littérature scientifique solide (en histoire, droit, économie.) et des sources variées (archives, journaux, mémoires, essais.), son style vif et son format court le rendent accessible aux non spécialistes. Il fournit ainsi une série d'arguments utiles à ceux qui souhaitent une " autre " Europe. Le point de départ de l'essai réside dans la volonté de réfuter les récits enchantés qui nourrissent fréquemment les ouvrages de vulgarisation relatifs à l'histoire de l'intégration européenne. Souvent présentés comme de quasi-saints animés de générosité et de courage, Jean Monnet, Robert Schumann ou Paul-Henri Spaak auraient permis la réalisation d'un " rêve " humaniste de paix et de prospérité. Réécrit de cette manière, le passé européen s'exempte de tout enjeu idéologique et, plus largement, de tout élément incommodant : échecs des alternatives non réalisées, influences embarrassantes, personnages troubles, manouvres diplomatiques, etc. C'est la prétendue " pureté " du dessein originel qui autorise alors les regrets quant aux " déviations " ou aux " lacunes " de l'Europe actuelle - absence d'Europe sociale, déficit démocratique. A rebours des fables portant au pinacle les " pères fondateurs ", L'Europe sociale n'aura pas lieu montre que le caractère à la fois libéral et faiblement démocratique de l'Union européenne ne constitue pas une déviation, mais bien un aboutissement du projet initial. Le livre se divise en trois chapitres. La première partie, intitulée " L'Europe à l'heure américaine ", explique que loin d'esquisser une troisième voie dans le cadre de la Guerre froide, la naissance d'une union européenne s'enracine dans un projet conservateur porté par des élites atlantistes. Cette " empreinte américaine " s'est avérée indélébile : solidement arrimée aux deux rails du libre-échange et de l'atlantisme, la " communauté européenne " n'a pas dévié de sa vocation marchande. A telle enseigne que l'idée d'une Europe indépendante, une " Europe européenne ", paraît saugrenue auprès de certains des pays partenaires. La seconde partie, " l'Europe du marché ", met en relief le caractère profondément libéral de l'intégration européenne. Dès ses premiers pas, elle est conçue comme un instrument de libéralisation du commerce et des économies nationales. Non seulement, les libéraux soutiennent chaque étape de la construction européenne, mais mieux encore ils discernent dans la signature du Traité de Rome le couronnement de leurs efforts. La troisième partie, " L'Europe accomplie ", décrit la poursuite du processus d'intégration jusqu'à nos jours. Elle souligne des aspects méconnus (arrêt Cassis de Dijon, rôle de lobbies influents, libéralisation financière..) qui conduisent à l'adoption de l'Acte unique puis à la mise en place de l'Union économique et monétaire. Ce chapitre pose un regard critique sur le nouvel ordre économique européen qui dépossède les Etats de leurs attributions économiques. Il montre que la puissante Commission semble n'avoir comme seule politique économique celles de la concurrence et du libre-échange. C'est donc peu dire que l'Union européenne ne saurait s'apparenter à un " rempart " ou à un " bouclier " face à la mondialisation. Une Europe intrinsèquement libérale ne saurait, comme par magie, se muer en Europe sociale. Sauf à ce que l'on envisage une refonte complète des institutions et des principes directeurs. C'est ce à quoi invite ce livre qui dissipe certaines illusions et permet de redécouvrir les possibles écartés sur le chemin de l'histoire.
Prix maintenant:
Fnac FR
0.00% (~ 0,00 €)
Nouveau
8,00 €
Nouveau | 8,00 €3,00 € Livraison | Boutique |
Cet ouvrage propose une relecture critique de l'histoire de la construction européenne. S'appuyant sur une littérature scientifique solide (en histoire, droit, économie.) et des sources variées (archives, journaux, mémoires, essais.), son style vif et son format court le rendent accessible aux non spécialistes. Il fournit ainsi une série d'arguments utiles à ceux qui souhaitent une " autre " Europe. Le point de départ de l'essai réside dans la volonté de réfuter les récits enchantés qui nourrissent fréquemment les ouvrages de vulgarisation relatifs à l'histoire de l'intégration européenne. Souvent présentés comme de quasi-saints animés de générosité et de courage, Jean Monnet, Robert Schumann ou Paul-Henri Spaak auraient permis la réalisation d'un " rêve " humaniste de paix et de prospérité. Réécrit de cette manière, le passé européen s'exempte de tout enjeu idéologique et, plus largement, de tout élément incommodant : échecs des alternatives non réalisées, influences embarrassantes, personnages troubles, manouvres diplomatiques, etc. C'est la prétendue " pureté " du dessein originel qui autorise alors les regrets quant aux " déviations " ou aux " lacunes " de l'Europe actuelle - absence d'Europe sociale, déficit démocratique. A rebours des fables portant au pinacle les " pères fondateurs ", L'Europe sociale n'aura pas lieu montre que le caractère à la fois libéral et faiblement démocratique de l'Union européenne ne constitue pas une déviation, mais bien un aboutissement du projet initial. Le livre se divise en trois chapitres. La première partie, intitulée " L'Europe à l'heure américaine ", explique que loin d'esquisser une troisième voie dans le cadre de la Guerre froide, la naissance d'une union européenne s'enracine dans un projet conservateur porté par des élites atlantistes. Cette " empreinte américaine " s'est avérée indélébile : solidement arrimée aux deux rails du libre-échange et de l'atlantisme, la " communauté européenne " n'a pas dévié de sa vocation marchande. A telle enseigne que l'idée d'une Europe indépendante, une " Europe européenne ", paraît saugrenue auprès de certains des pays partenaires. La seconde partie, " l'Europe du marché ", met en relief le caractère profondément libéral de l'intégration européenne. Dès ses premiers pas, elle est conçue comme un instrument de libéralisation du commerce et des économies nationales. Non seulement, les libéraux soutiennent chaque étape de la construction européenne, mais mieux encore ils discernent dans la signature du Traité de Rome le couronnement de leurs efforts. La troisième partie, " L'Europe accomplie ", décrit la poursuite du processus d'intégration jusqu'à nos jours. Elle souligne des aspects méconnus (arrêt Cassis de Dijon, rôle de lobbies influents, libéralisation financière..) qui conduisent à l'adoption de l'Acte unique puis à la mise en place de l'Union économique et monétaire. Ce chapitre pose un regard critique sur le nouvel ordre économique européen qui dépossède les Etats de leurs attributions économiques. Il montre que la puissante Commission semble n'avoir comme seule politique économique celles de la concurrence et du libre-échange. C'est donc peu dire que l'Union européenne ne saurait s'apparenter à un " rempart " ou à un " bouclier " face à la mondialisation. Une Europe intrinsèquement libérale ne saurait, comme par magie, se muer en Europe sociale. Sauf à ce que l'on envisage une refonte complète des institutions et des principes directeurs. C'est ce à quoi invite ce livre qui dissipe certaines illusions et permet de redécouvrir les possibles écartés sur le chemin de l'histoire.
Général | |
|---|---|
Taille | 1 |
Marque | Raisons D'agir Eds |
Les vendeurs proposent une gamme d'options de livraison, vous pouvez donc choisir celle qui vous convient le mieux. De nombreux vendeurs proposent la livraison gratuite. Vous pouvez toujours trouver le coût d'affranchissement et la date de livraison estimée dans une liste de vendeur. Vous pourrez alors voir une liste complète des options de livraison lors du paiement. Ceux-ci peuvent inclure: livraison express, livraison standard, livraison économique, Click & Collect, collecte locale gratuite auprès du vendeur.
Vos options pour retourner un article varient en fonction de ce que vous souhaitez retourner, pourquoi vous souhaitez le retourner et de la politique de retour du vendeur. Si l'article est endommagé ou ne correspond pas à la description de l'annonce, vous pouvez le retourner même si la politique de retour du vendeur indique qu'il n'accepte pas les retours. Si vous avez changé d'avis et que vous ne voulez plus d'un article, vous pouvez toujours demander un retour, mais le vendeur n'a pas à l'accepter. Si l'acheteur change d'avis sur un achat et souhaite retourner un article, il peut avoir à payer des frais de retour, selon la politique de retour du vendeur. Les vendeurs peuvent fournir une adresse d'affranchissement de retour et des informations d'affranchissement de retour supplémentaires à l'acheteur. Les vendeurs paient les frais de retour en cas de problème avec l'article. Par exemple, si l'article ne correspond pas à la description de la liste, est endommagé ou défectueux ou est contrefait. Selon la loi, les clients de l'Union européenne ont également le droit d'annuler l'achat d'un article dans les 14 jours à compter du jour où vous recevez, ou un tiers indiqué par vous (autre que le transporteur) reçoit, le dernier bien commandé par vous (si livré séparément). Cela s'applique à tous les produits, à l'exception des éléments numériques (par exemple, la musique numérique) qui vous sont fournis immédiatement avec votre reconnaissance, et d'autres éléments tels que la vidéo, le DVD, l'audio, les jeux vidéo, les produits de sexe et de sensualité et les produits logiciels où l'élément a été descellé.
Les vendeurs doivent offrir un remboursement pour certains articles uniquement s'ils sont défectueux, tels que: articles personnalisés et articles sur mesure, articles périssables, journaux et magazines, CD non emballés, DVD et logiciels. Si vous avez utilisé votre solde PayPal ou votre compte bancaire pour financer le paiement initial, l'argent remboursé sera reversé au solde de votre compte PayPal. Si vous avez utilisé une carte de crédit ou de débit pour financer le paiement initial, l'argent remboursé sera reversé sur votre carte. Le vendeur effectuera le remboursement dans les trois jours ouvrables mais cela peut prendre jusqu'à 30 jours pour que Paypal traite le virement. Pour les paiements financés en partie par une carte et en partie par votre solde / banque, l'argent prélevé sur votre carte sera reversé sur votre carte et le solde restitué sur votre solde PayPal.