



L'histoire du fait guerrier dans le monde grec suit encore souvent une chronologie et un modèle précis : aux hoplites citoyens de la polis classique succédèrent au IVe siècle les peltastes mercenaires puis les phalangites professionnels. Les armées de métier de Philippe II, d'Alexandre et des rois révolutionnèrent l'art militaire. Pour finir, la victoire de la République romaine dévoila l'obsolescence des armes et des tactiques hellénistiques dès le IIe siècle. Dans cette histoire, les grandes batailles rangées forment autant de jalons saillants ou annonciateurs des temps nouveaux. Cette étude révèle les difficultés posées par ce paradigme et propose une approche bien différente.L'histoire du fait guerrier hellénistique n'est pas celle de l'avènement des armées professionnelles. Celle des conquêtes romaines ne se limite pas à l'opposition caricaturale entre la phalange des Macédoniens et la légion. L'histoire-bataille empêche de saisir la diversité des expériences combattantes : si les batailles rangées ou les assauts contre les villes marquèrent durablement de nombreuses vies guerrières, elles étaient bien moins fréquentes que les combats de la guerre « ordinaire », celle des innombrables accrochages, embuscades et raids qui rythmèrent, sur terre ou sur mer, les campagnes des humbles et des puissants. Enfin, il n'y eut jamais une seule manière de faire la guerre dans l'espace égéen. Au début du IVe siècle, les Grecs du Sud ne combattaient pas comme les Grecs du Nord ; aux IIIe et IIe siècles, les pratiques ne furent pas uniformisées, et encore moins figées.Ce travail met en évidence les multiples modèles grecs de la guerre qui émergèrent et se transformèrent entre le début du IVeet la fin du Ier siècle a. C. dans l'espace égéen. Il plonge au plus près des combattants, au « ras du sol », dans les batailles et les embuscades, sur les remparts ou les navires, pour permettre d'entrevoir, par les textes et les images, les violences et les terreurs vécues par les hommes.The history of warfare in the Greek world often follows a precise chronology and pattern : the citizen hoplites of the classical polis were superseded in the 4th century by mercenary peltasts and then professional phalangites. The professional armies of Philip II, Alexander the Great and then the kings revolutionized military art and science. Finally, the victory of the Roman Republic revealed the obsolescence of Hellenistic weaponry and tactics from the 2nd century onwards. In this history, the great pitched battles form the milestones or harbingers of new times. This study reveals the difficulties posed by this paradigm and offers a different approach.The Hellenistic period is not the time of truly professional armies. The history of Roman wars in the East is not just about the duel between the Macedonian phalanx and the legion. The battle-history approach prevents us from grasping the diversity of combat experiences. Although pitched battles or sieges left a lasting mark on many warriors, they were far less frequent than the combats of « mundane » warfare, the countless skirmishes, ambushes, raids and coups de main that punctuated the campaigns on land and sea. Finally, there was never just one way of waging war in the Aegean. At the beginning of the 4th century, the southern Greeks did not fight like the northern Greeks ; in the 3rd and 2nd centuries, fighting practices were not even unified, let alone set in stone.This work studies the Greek ways of war that emerged and were transformed between the early 4th and late 1st centuries bc in the Aegean. It explores the face of battle, « on the ground », affording a vivid glimpse, through texts and images, of the violence and terror experienced by men at war.
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Détails:L'histoire du fait guerrier dans le monde grec suit encore souvent une chronologie et un modèle précis : aux hoplites citoyens de la polis classique succédèrent au IVe siècle les peltastes mercenaires puis les phalangites professionnels. Les armées de métier de Philippe II, d'Alexandre et des rois révolutionnèrent l'art militaire. Pour finir, la victoire de la République romaine dévoila l'obsolescence des armes et des tactiques hellénistiques dès le IIe siècle. Dans cette histoire, les grandes batailles rangées forment autant de jalons saillants ou annonciateurs des temps nouveaux. Cette étude révèle les difficultés posées par ce paradigme et propose une approche bien différente.L'histoire du fait guerrier hellénistique n'est pas celle de l'avènement des armées professionnelles. Celle des conquêtes romaines ne se limite pas à l'opposition caricaturale entre la phalange des Macédoniens et la légion. L'histoire-bataille empêche de saisir la diversité des expériences combattantes : si les batailles rangées ou les assauts contre les villes marquèrent durablement de nombreuses vies guerrières, elles étaient bien moins fréquentes que les combats de la guerre « ordinaire », celle des innombrables accrochages, embuscades et raids qui rythmèrent, sur terre ou sur mer, les campagnes des humbles et des puissants. Enfin, il n'y eut jamais une seule manière de faire la guerre dans l'espace égéen. Au début du IVe siècle, les Grecs du Sud ne combattaient pas comme les Grecs du Nord ; aux IIIe et IIe siècles, les pratiques ne furent pas uniformisées, et encore moins figées.Ce travail met en évidence les multiples modèles grecs de la guerre qui émergèrent et se transformèrent entre le début du IVeet la fin du Ier siècle a. C. dans l'espace égéen. Il plonge au plus près des combattants, au « ras du sol », dans les batailles et les embuscades, sur les remparts ou les navires, pour permettre d'entrevoir, par les textes et les images, les violences et les terreurs vécues par les hommes.The history of warfare in the Greek world often follows a precise chronology and pattern : the citizen hoplites of the classical polis were superseded in the 4th century by mercenary peltasts and then professional phalangites. The professional armies of Philip II, Alexander the Great and then the kings revolutionized military art and science. Finally, the victory of the Roman Republic revealed the obsolescence of Hellenistic weaponry and tactics from the 2nd century onwards. In this history, the great pitched battles form the milestones or harbingers of new times. This study reveals the difficulties posed by this paradigm and offers a different approach.The Hellenistic period is not the time of truly professional armies. The history of Roman wars in the East is not just about the duel between the Macedonian phalanx and the legion. The battle-history approach prevents us from grasping the diversity of combat experiences. Although pitched battles or sieges left a lasting mark on many warriors, they were far less frequent than the combats of « mundane » warfare, the countless skirmishes, ambushes, raids and coups de main that punctuated the campaigns on land and sea. Finally, there was never just one way of waging war in the Aegean. At the beginning of the 4th century, the southern Greeks did not fight like the northern Greeks ; in the 3rd and 2nd centuries, fighting practices were not even unified, let alone set in stone.This work studies the Greek ways of war that emerged and were transformed between the early 4th and late 1st centuries bc in the Aegean. It explores the face of battle, « on the ground », affording a vivid glimpse, through texts and images, of the violence and terror experienced by men at war.
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L'histoire du fait guerrier dans le monde grec suit encore souvent une chronologie et un modèle précis : aux hoplites citoyens de la polis classique succédèrent au IVe siècle les peltastes mercenaires puis les phalangites professionnels. Les armées de métier de Philippe II, d'Alexandre et des rois révolutionnèrent l'art militaire. Pour finir, la victoire de la République romaine dévoila l'obsolescence des armes et des tactiques hellénistiques dès le IIe siècle. Dans cette histoire, les grandes batailles rangées forment autant de jalons saillants ou annonciateurs des temps nouveaux. Cette étude révèle les difficultés posées par ce paradigme et propose une approche bien différente.L'histoire du fait guerrier hellénistique n'est pas celle de l'avènement des armées professionnelles. Celle des conquêtes romaines ne se limite pas à l'opposition caricaturale entre la phalange des Macédoniens et la légion. L'histoire-bataille empêche de saisir la diversité des expériences combattantes : si les batailles rangées ou les assauts contre les villes marquèrent durablement de nombreuses vies guerrières, elles étaient bien moins fréquentes que les combats de la guerre « ordinaire », celle des innombrables accrochages, embuscades et raids qui rythmèrent, sur terre ou sur mer, les campagnes des humbles et des puissants. Enfin, il n'y eut jamais une seule manière de faire la guerre dans l'espace égéen. Au début du IVe siècle, les Grecs du Sud ne combattaient pas comme les Grecs du Nord ; aux IIIe et IIe siècles, les pratiques ne furent pas uniformisées, et encore moins figées.Ce travail met en évidence les multiples modèles grecs de la guerre qui émergèrent et se transformèrent entre le début du IVeet la fin du Ier siècle a. C. dans l'espace égéen. Il plonge au plus près des combattants, au « ras du sol », dans les batailles et les embuscades, sur les remparts ou les navires, pour permettre d'entrevoir, par les textes et les images, les violences et les terreurs vécues par les hommes.The history of warfare in the Greek world often follows a precise chronology and pattern : the citizen hoplites of the classical polis were superseded in the 4th century by mercenary peltasts and then professional phalangites. The professional armies of Philip II, Alexander the Great and then the kings revolutionized military art and science. Finally, the victory of the Roman Republic revealed the obsolescence of Hellenistic weaponry and tactics from the 2nd century onwards. In this history, the great pitched battles form the milestones or harbingers of new times. This study reveals the difficulties posed by this paradigm and offers a different approach.The Hellenistic period is not the time of truly professional armies. The history of Roman wars in the East is not just about the duel between the Macedonian phalanx and the legion. The battle-history approach prevents us from grasping the diversity of combat experiences. Although pitched battles or sieges left a lasting mark on many warriors, they were far less frequent than the combats of « mundane » warfare, the countless skirmishes, ambushes, raids and coups de main that punctuated the campaigns on land and sea. Finally, there was never just one way of waging war in the Aegean. At the beginning of the 4th century, the southern Greeks did not fight like the northern Greeks ; in the 3rd and 2nd centuries, fighting practices were not even unified, let alone set in stone.This work studies the Greek ways of war that emerged and were transformed between the early 4th and late 1st centuries bc in the Aegean. It explores the face of battle, « on the ground », affording a vivid glimpse, through texts and images, of the violence and terror experienced by men at war.
Général | |
|---|---|
Marque | Ausonius Eds |
Tranche d'âge | Adulte |
Sexe | male |
Taille | 4 |
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