



Alors que des instructions sont en cours, que la France et le Rwanda sont en guerre diplomatique et judiciaire ouverte, que Pierre Péan a pris la tête de la défense de François Mitterrand, Patrick de Saint-Exupéry " porte la plume dans la plaie ". Je suis allé pour la première fois au Rwanda en 1990. J'avais 28 ans. François Mitterrand était à l'Élysée, Michel Rocard à Matignon. J'y suis retourné en 1993, puis en 1994 pendant le génocide. J'avais 31 ans. François Mitterrand était à l'Élysée, Édouard Balladur à Matignon. En 1998, j'ai publié dans "Le Figaro" une longue enquête sur la France et le Rwanda. J'avais 35 ans. Jacques Chirac était à l'Élysée, Lionel Jospin à Matignon. En 2004, j'ai écrit "L'Inavouable", La France au Rwanda. J'avais 41 ans. Jacques Chirac était à l'Élysée, Jean-Pierre Raffarin à Matignon. Nous sommes en 2009. J'ai 46 ans. Nicolas Sarkozy est à l'Élysée, François Fillon à Matignon. Et le dossier rwandais, toujours sur la table. Son intitulé tient en un mot : complicité. Ce mot est terrible. Chaque fois qu'il l'entend, Hubert Védrine dit : " C'est monstrueux... ". Et, immanquablement, l'ancien secrétaire général de l'Élysée sous Mitterrand assène qu'il est " monstrueux " d'accuser la France de complicité dans le dernier génocide du XXe siècle. Si la question était " La France, complice ? ", Hubert Védrine n'aurait pas tort. Mais ce n'est pas la question. Celle-ci est bien plus simple. Et c'est pour cela qu'elle l'effraye et qu'il fait tout pour l'enterrer. La question est : François Mitterrand, complice ? Et par voie de conséquence : Hubert Védrine, complice ? Le commandant Paul Barril, complice ? Alain Juppé, complice ? Dominique de Villepin, complice ? Édouard Balladur, complice ? Le général Quesnot, complice ? Le général Huchon, complice ? L'amiral Lanxade, complice ?... On ne fait jamais assez attention aux évidences. Il en est, pourtant, une aveuglante : " la France " n'a pas à endosser ce dossier. C'est une politique secrète qui fut menée par Paris au Rwanda de 1990 à 1994. Elle fut décidée par quelques-uns et mise en oeuvre par un noyau, le tout au prix d'importantes entorses à la légalité républicaine. Jamais, le Parlement ne fut informé. Jamais, " la France " ne fut au courant. Cette politique a été tramée dans les coulisses du pouvoir, dans les officines de la cour. Hors de toute règle. Hors de tout débat. Elle ne fut mise à jour qu'une fois le pire commis. Et dès lors, pour fuir les responsabilités, " la France " servit de paravent. Tout comme les maîtres d'oeuvre du génocide s'abritèrent derrière leur peuple, les responsables français impliqués dans le dossier se sont retranchés derrière la France. Ce tragique cache-cache dure depuis maintenant quinze ans. Depuis quinze ans, " la France ", c'est-à-dire vous et moi, nous trouvons sommés d'accepter ou de refuser la marque d'infamie que certains voudraient nous faire porter. En 2004, lors de la publication de "L'Inavouable", j'étais en colère. Je le reste aujourd'hui et le resterai peut-être. Simple Français, je ne peux accepter - comme beaucoup, je pense - de servir de paravent à des hommes qui, après avoir aspiré aux charges, esquivent les responsabilités. Et refusent d'admettre, en propre, leur part d'inavouable. P. de Saint-Exupéry
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Détails:Alors que des instructions sont en cours, que la France et le Rwanda sont en guerre diplomatique et judiciaire ouverte, que Pierre Péan a pris la tête de la défense de François Mitterrand, Patrick de Saint-Exupéry " porte la plume dans la plaie ". Je suis allé pour la première fois au Rwanda en 1990. J'avais 28 ans. François Mitterrand était à l'Élysée, Michel Rocard à Matignon. J'y suis retourné en 1993, puis en 1994 pendant le génocide. J'avais 31 ans. François Mitterrand était à l'Élysée, Édouard Balladur à Matignon. En 1998, j'ai publié dans "Le Figaro" une longue enquête sur la France et le Rwanda. J'avais 35 ans. Jacques Chirac était à l'Élysée, Lionel Jospin à Matignon. En 2004, j'ai écrit "L'Inavouable", La France au Rwanda. J'avais 41 ans. Jacques Chirac était à l'Élysée, Jean-Pierre Raffarin à Matignon. Nous sommes en 2009. J'ai 46 ans. Nicolas Sarkozy est à l'Élysée, François Fillon à Matignon. Et le dossier rwandais, toujours sur la table. Son intitulé tient en un mot : complicité. Ce mot est terrible. Chaque fois qu'il l'entend, Hubert Védrine dit : " C'est monstrueux... ". Et, immanquablement, l'ancien secrétaire général de l'Élysée sous Mitterrand assène qu'il est " monstrueux " d'accuser la France de complicité dans le dernier génocide du XXe siècle. Si la question était " La France, complice ? ", Hubert Védrine n'aurait pas tort. Mais ce n'est pas la question. Celle-ci est bien plus simple. Et c'est pour cela qu'elle l'effraye et qu'il fait tout pour l'enterrer. La question est : François Mitterrand, complice ? Et par voie de conséquence : Hubert Védrine, complice ? Le commandant Paul Barril, complice ? Alain Juppé, complice ? Dominique de Villepin, complice ? Édouard Balladur, complice ? Le général Quesnot, complice ? Le général Huchon, complice ? L'amiral Lanxade, complice ?... On ne fait jamais assez attention aux évidences. Il en est, pourtant, une aveuglante : " la France " n'a pas à endosser ce dossier. C'est une politique secrète qui fut menée par Paris au Rwanda de 1990 à 1994. Elle fut décidée par quelques-uns et mise en oeuvre par un noyau, le tout au prix d'importantes entorses à la légalité républicaine. Jamais, le Parlement ne fut informé. Jamais, " la France " ne fut au courant. Cette politique a été tramée dans les coulisses du pouvoir, dans les officines de la cour. Hors de toute règle. Hors de tout débat. Elle ne fut mise à jour qu'une fois le pire commis. Et dès lors, pour fuir les responsabilités, " la France " servit de paravent. Tout comme les maîtres d'oeuvre du génocide s'abritèrent derrière leur peuple, les responsables français impliqués dans le dossier se sont retranchés derrière la France. Ce tragique cache-cache dure depuis maintenant quinze ans. Depuis quinze ans, " la France ", c'est-à-dire vous et moi, nous trouvons sommés d'accepter ou de refuser la marque d'infamie que certains voudraient nous faire porter. En 2004, lors de la publication de "L'Inavouable", j'étais en colère. Je le reste aujourd'hui et le resterai peut-être. Simple Français, je ne peux accepter - comme beaucoup, je pense - de servir de paravent à des hommes qui, après avoir aspiré aux charges, esquivent les responsabilités. Et refusent d'admettre, en propre, leur part d'inavouable. P. de Saint-Exupéry
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Général | |
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Marque | Les Arenes Eds |
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